Au-delà de la littérature: sensibilisation aux enjeux autochtones dans l’œuvre de Michel Jean

Qui : Maxime Lalo et Michel Jean
Quand : Dimanche 14 août 2022 à 13h30
Où : Musée de la civilisation, auditorium Roland-Arpin

Chef d’antenne, animateur, reporter d’enquête et écrivain, Michel Jean est issu de la communauté de Mashteuiatsh au Saguenay-Lac-Saint-Jean (Pekuakami en innu). Il détient une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal et oeuvre dans le milieu du journalisme depuis 1985. Il a travaillé à Radio-Nord, à Radio-Canada, à RDI et à TVA. S’il ne se perçoit pas comme un militant, Michel Jean entend bien sensibiliser ses lectrices et lecteurs aux enjeux autochtones à travers ses oeuvres littéraires. Le vent en parle encore (Libre expression, 2013) traite des pensionnats autochtones, Elle est nous (Libre expression, 2012) aborde ses origines innues, tandis que Kukum (Libre expression, 2019), raconte l’histoire de sa communauté à travers les yeux de son aïeule et les conséquences de la rencontre avec les Allochtones sur le mode de vie innu. Michel Jean aborde de façon sensible et juste des enjeux complexes et traumatiques qui touchent les communautés autochtones dans une langue accessible pour tous. Cet entretien vise à discuter de ses enjeux avec l’écrivain innu et de son point de vue sur la réconciliation entre Autochtones et Allochtones.

Titulaire d’un baccalauréat en histoire à l’Université de Sherbrooke, Maxime Lalo est un innu originaire de la communauté de Pakuashipi (Saint-Augustin) sur la Basse Côte-Nord. Il étudie présentement à la maîtrise en histoire, en plus d’être inscrit au microprogramme en études autochtones à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches portent sur les conséquences intergénérationnelles et la résilience autochtone lors de la déportation des Innus de Pakuashipi (1961-1963).

Michel Jean est un écrivain, un chef d’antenne et un journaliste d’enquête primé et apprécié du public québécois. Après ses études, il a travaillé à Radio-Canada et, depuis 2005, à TVA. Il a écrit dix livres, dont les ventes s’élèvent à quelque 310 000 exemplaires au Québec. En plus d’avoir participé à plusieurs collectifs, il a dirigé deux recueils de nouvelles mettant de l’avant des voix autochtones, Amun, à l’automne 2016, et Wapke, paru en mai 2021. Lauréat du Prix littéraire France-Québec et finaliste du prix littéraire Jacques Lacarrière, Kukum est le roman le plus vendu au Québec en 2021 et le deuxième en 2020.