Entretien
Qui : Johanne Daigle et Julie Francoeur
Quand : Vendredi 10 avril, 14h à 15h
Où : Scène de l’histoire
Coût : Billetterie du Salon international du livre de Québec
Fondée en 1875 par des dames anglo-protestantes de Québec, la Young Women’s Christian Association (YWCA) accompagne les femmes et les filles de la région depuis 150 ans. Tour à tour maison d’accueil, centre de formation, lieu d’entraide et actrice de changement, elle s’est adaptée aux réalités sociales de chaque époque en plaçant l’humain au coeur de son action.
Dans cet entretien, Johanne Daigle nous fera revivre les moments marquants, les figures inspirantes et les grands tournants qui ont façonné cet organisme profondément enraciné dans sa communauté. Entre crises, réinventions et élans de solidarité, l’histoire de la «Y» est aussi celle de nombreuses femmes qui ont tracé ensemble de nouveaux chemins vers leur autonomisation. La YWCA Québec est une histoire de courage qui résonne encore aujourd’hui.
Un entretien présenté grâce au soutien de la YWCA Québec.

Johanne Daigle est professeure titulaire, maintenant retraitée et associée, au département de sciences historiques de l’Université Laval. Formée à l’UQAM en histoire sociale et en histoire des femmes, elle a enseigné l’histoire du Québec et du Canada contemporain pendant 40 ans. Membre du Réseau québécois en études féministes (RÉQEF) et de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés, elle a mené des recherches sur l’engagement des femmes dans les services sociaux et les professions féminines.
Julie Francoeur est doctorante à l’Université Laval sous la direction de Johanne Daigle et de Donald Fyson. Ses recherches portent sur la déviance féminine dans les villes de Québec et de Philadelphie dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Sa thèse se penche sur les « Maisons pour Madeleines », un modèle d’institutions visant à réformer les « femmes perdues » pour qu’elles prennent en société une place conforme aux valeurs et aux codes moraux de leur époque. Son mémoire de maîtrise, déposé en 2018, porte sur la Prison des femmes de Québec (Refuge Notre-Dame de la Merci ou Maison Gomin).
