L’expérience de la justice au Québec sous la loupe des historiennes et historiens

Conférence

Qui : Emmy Bois, Meggie Sue Cadrin et Olivier Chiasson-Losier
Quand : Mercredi 8 avril, 16h à 17h
Où : Scène de l’histoire
Coût : Billetterie du Salon international du livre de Québec

Dans le plus récent numéro de la revue Cap-aux-Diamants, sept historiennes et historiens vous invitent à découvrir, par le biais d’articles aux sujets variés, l’expérience de la justice au Québec de la Nouvelle-France à l’époque contemporaine. Quels sont les rapports qu’ont entretenus les justiciables avec les institutions judiciaires ? Comment le genre, la classe sociale, l’appartenance ethnoculturelle ou le lieu de résidence des justiciables ont-ils façonné leur expérience de la justice ? 

En compagnie des historien·ne·s Emmy Bois, Olivier Chiasson-Losier et Meggie Sue Cadrin, cette conférence vous propose une incursion au cœur de la recherche en histoire judiciaire au Québec. Les conférencier·ère·s reviendront sur leur article respectif et exploreront la spatialité de la justice criminelle montréalaise à la fin du Régime français, l’arbitrage des conflits seigneuriaux par l’État au XVIIIe et XIXe siècle, ainsi que les relations entre femmes et police à Québec au XIXe siècle.

Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en histoire de l’Université Laval, Emmy Bois poursuit des études doctorales en histoire à l’Université de Sherbrooke sous la direction des professeurs Benoît Grenier (UdeS) et Jean-Philippe Garneau (UQAM). Ses recherches sont financées par une bourse d’études supérieures du Canada Vanier. Spécialiste de l’histoire du Québec préindustriel (XVIe-XIXe siècles), Emmy consacre sa thèse à l’étude de la régulation juridique du régime seigneurial au Québec. Son mémoire de maîtrise portait sur la pratique des papiers terriers entre 1632 et 1854. Il a retenu l’attention du jury de la 22e édition des Prix du livre politique de l’Assemblée nationale du Québec en 2024, se classant comme finaliste de la catégorie « mémoire de maîtrise ».

Meggie Sue Cadrin est candidate au doctorat en histoire à l’Université Laval, sous la direction de Donald Fyson. Ses travaux s’inscrivent dans les champs de l’histoire sociojudiciaire ainsi que de l’histoire des femmes et du genre. Dans le cadre de sa thèse, elle examine plus largement la question de la violence féminine en milieu urbain au Québec aux XIXe et XXe siècles. Son mémoire de maîtrise, intitulé « Agresseuses ou victimes ? Les femmes accusées de violence mineure devant la justice pénale à Québec (1820-1870) », a été récompensé par le Prix de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant lors de la 23e édition des Prix du livre politique de l’Assemblée nationale en 2025. 

Olivier Chiasson-Losier est étudiant à l’Université de Sherbrooke où il effectue un doctorat en histoire. Olivier s’intéresse à la composante spatiale de la justice en Nouvelle-France. Au cours de sa maîtrise, il a mené des recherches sur la spatialité du recours à la justice criminelle entre parties civiles et entre parties militaires dans le gouvernement de Montréal. Dans le cadre de son doctorat, Olivier porte maintenant son intérêt sur l’ensemble des tribunaux civils et criminels des gouvernements de Québec, Montréal, Trois-Rivières et de Louisbourg. Ses travaux entremêlent histoire de la justice, géographie historique et humanités numériques.