Conférence
Qui : Marie-Aimée Cliche
Quand : Mercredi 8 avril, 15h à 16h
Où : Scène de l’histoire
Coût : Billetterie du Salon international du livre de Québec
La vie de famille, au 17e et au 18e siècles, présentait 3 caractéristiques principales. D’abord, un cadre fortement hiérarchisé, patriarcal et genré, comme le reste de la société. Ensuite, des conditions d’existence très dures, comprenant la nécessité pour chacun de gagner son pain et la vulnérabilité de tous en face des fléaux naturels. En l’absence d’un filet de sécurité sociale, l’entraide familiale était donc essentielle à la survie. Ces 3 caractéristiques se retrouvaient également en France et dans les colonies anglaises.
La vie familiale au Canada se distinguait toutefois de celle en Nouvelle-Angleterre sur quelques points. L’un est l’aspect consolant de la religion catholique, avec le culte des saints et la croyance aux miracles. Un autre : certaines catégories de femmes étaient traitées moins durement au Canada : les filles «enceintes par voie illicite», les femmes adultères et les veuves. Des changements importants se produisirent au tournant des années 1800 et modifièrent les relations familiales.
Une conférence présentée grâce au soutien des Presses de l’Université Laval.

Enseignante retraitée de l’Université du Québec à Montréal, Marie-Aimée Cliche a publié Les pratiques de dévotion en Nouvelle-France : comportements populaires et encadrement ecclésial dans le gouvernement de Québec (PUL, 1988), Maltraiter ou punir ? La violence envers les enfants dans les familles québécoises, 1850-1969 (Boréal, 2007), Fous, ivres ou méchants ? Les parents meurtriers au Québec, 1775-1965 (Boréal, 2011) et plusieurs articles, notamment sur l’histoire de l’inceste au Québec.
