Conférence
Qui : Mathieu Arsenault
Quand : Vendredi 10 avril, 16h à 17h
Où : Scène de l’histoire
Coût : Billetterie du Salon international du livre de Québec
Dans le Haut et le Bas-Canada, la première moitié du XIXe siècle est marquée par un nombre croissant de revendications territoriales émanant des Premières Nations subissant les pressions de la société coloniale sur leurs territoires. Témoignant de leur activisme politique, la pratique pétitionnaire autochtone permet d’avoir accès aux paroles de ces acteurs marginalisés de notre histoire. Face aux volontés d’expansion coloniale, ces communautés sont amenées à mobiliser des discours politiques axés sur la relation spéciale avec la Couronne afin de provoquer l’action de l’État et d’y négocier leur intégration tout en préservant des rapports de nation à nation.
En restituant aux Premières Nations leur rôle d’acteurs autonomes et en analysant leur activisme politique, Mathieu Arsenault propose un éclairage inédit sur les relations tendues entre les communautés autochtones en marge de l’espace colonial et le centre du pouvoir étatique. Ce faisant, il permet de comprendre comment se met en place la gouvernance coloniale canadienne, et pourquoi des approches différentes à l’égard des revendications territoriales autochtones furent mises en place dans les deux sections de la Province du Canada au milieu du XIXe siècle.
Cette conférence est présentée grâce au soutien de la Chaire de recherche sur l’histoire contemporaine du Québec.

Mathieu Arsenault est professeur au département d’histoire de l’Université de Montréal depuis 2020. Il est spécialiste de l’histoire politique autochtone et de la construction de l’État colonial au Québec et au Canada au cours du XIXe siècle. Ses travaux portent sur les relations entre les Premières Nations, la Couronne britannique et la société coloniale, les pratiques discursives autochtones, ainsi que la pratique de l’histoire au Québec.
